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Axe transversal

Cartographie Participative

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La cartographie participative est un exercice de cartographie d'un territoire réalisée par un groupe d'habitants de ce territoire avec un encadrement plus ou moins important de chercheurs ou cartographes. Cette approche repose sur un consensus collectif de la communauté consultée autour d'éléments spatialisés pour lesquels une information locale est recueillie.

L'UMR s'intéresse à cet outil dans le cadre de la gouvernance des territoires :

cette approche est testée sur différents terrains de Paloc : Amazonie brésilienne (Kayapò), Deltas d'Afrique de l'Est (Tana – Rufiji) et de l'Ouest (Saloum, Sénégal), Aires marines protégées des Marquises (Polynésie française), etc...

 

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Actualités

Pour information, un premier dossier sur la pratique de la cartographie participative au sein de l'UMR PALOC a été publié dans le numéro 9 de la revue d'Ethnoécologie (https://ethnoecologie.revues.org/2461).

 

prochain Atelier de Carto participative :

• mardi 7 Mars 2017 ; 10h-11h30

"Détenteurs de la parole à Timor-Leste : cartographies collaboratives des espaces et patrimoines locaux dans l'île d'Atauro"
présenté par Dominique Guillaud, Laure Emperaire et Amandine Péquignot

Les recherches portent sur l'île d'Atauro située à une trentaine de kilomètres au nord de Dili. Avec 8 602 habitants recensés en 2010, sa diversité linguistique, ses formes d'organisation sociale sont encore extrêmement saillantes en dépit de l'enchaînement des occupations portugaise et indonésienne, de la christianisation catholique, protestante et aujourd'hui évangélique qui les a accompagnées. Elle est confrontée aujourd'hui à un grand projet de développement touristique, conçu par le gouvernement comme un des leviers de développement du pays. Dans ce contexte, les objectifs du groupe de recherche sont de construire un processus collaboratif d'identification et de mise en valeur des patrimoines en s'intéressant autant aux objets patrimoniaux (espaces, biodiversité, objets sacrés, lieux sacrés...) qu'aux processus mobilisés.
Quels sont les acteurs concernés, comment évolue la posture du chercheur, d'observateur à catalyseur ? Quelles sont les conditions de réalisation de la recherche et, surtout comment répondre au préalable fermement posé par un jeune chef de village intéressé par notre démarche ? "[Oui, d'accord avec votre projet mais] que cela soit avec nous et pour nous !".

Rendez-vous au MNHN, 43 rue Buffon, bâtiment 135, salle Chevalier.
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

atelierCARTO n6

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Archives

 

• Mardi 21 Février 2017

Cartographies participatives et conflits territoriaux : le cas du delta du Tana au Kenya

Une cartographie produite de façon participative est un processus qui a des implications politiques dans la mesure où elle délimite et nomme des lieux. Dans une situation de conflit foncier, l’outil est mobilisé par les différentes parties pour revendiquer des droits sur l’espace contesté et peut alimenter un regain de tensions.

Le delta du fleuve Tana au Kenya est un espace disputé : s’y confrontent agriculteurs et éleveurs, tenants de la grande agriculture irriguée et défenseurs de la zone humide, tandis que les différents plans de gestion (et cartographies associées) produits par les différents services de l’Etat et ONG sont contradictoires.

Lors de cette séance, les tensions foncières autour du delta sont décrites et la façon dont la cartographie participative et les exercices de concertation ont été mobilisés par les différents acteurs du territoire est analysée.

Stéphanie Duvail (1), Jean-Luc Paul (2), Olivier Hamerlynck (3), Wanja Nyingi (3)
(1. UMR PALOC, 2. UMR IMAF, 3. National Museums of Kenya)

 

 cartoparticipative21fev2017

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Mardi 31 janvier 10h30 - 12h00 - Salle Chevalier - bâtiment 135 au 43 rue Buffon.

Toponymes, chants et voyages: les représentations du paysage dans les mots de la carte

En découvrant un espace sans nom au lieu de leur territoire sur une carte officielle du Brésil, les amérindiens de Moikarakô ont décidé un jour de faire leurs propres cartes. Quel que soit le motif déclencheur, faire des cartes reste un acte politique qui accompagne la revendication de droits spécifiques, la reconnaissance de savoirs et/ou d’identités. On se demande comment suivre, comme chercheurs, ces expériences qui se concentrent souvent sur la spatialisation des savoirs traditionnels autochtones (TEK), avec des instruments parfois insuffisants pour capter ou traduire les différentes représentations de l’espace, du paysage ou du territoire.  Nous discuterons de ces questions à partir de cartes réalisées et imaginées par les gens de Moikarakô et l’éventail de mots ou écritures (écrits, enregistrements, vidéos, dessins) qui ont été choisis pour apparaître –ou disparaître- des cartes.

Pascale de Robert (IRD)

Atelier des conteurs, Oiapoque, du 21 au 23 mars 2016.

Dans les sociétés de tradition orale, le conte est un moyen privilégié pour transmettre des savoirs, éduquer et communiquer. En continuité avec les précédents ateliers du projet DIPOLOPP (Documentation, Cuisine, Photographie, Cartographie), on réunira des professionnels du conte, des apprentis conteurs et des conteurs traditionnels autour d’un même objectif: faire entendre les voix des populations locales. Les participants (une quinzaine au maximum) arriveront à Oiapoque avec les histoires et récits qu’ils souhaitent présenter et travailler avec le groupe pour une présentation tout public (ou scolaire). On privilégiera les thèmes du territoire et de la biodiversité autour de la frontière: fondation d’un lieu, migrations, histoires de plantes et d’animaux, alimentation, toponymes, conflits et rencontres actuels et passés ...
Les conteurs présenteront leur travail collectif en public à la fin de l’Atelier et participeront à la réflexion méthodologique menée avec les chercheurs, notamment pour la valorisation et l’inclusion des éléments culturels locaux dans les cartographies participatives.

 

L'Atelier de Cartographie Participative, qui a eu lieu du 30 juin au 4 juillet en Casamance au Sénégal, en images 

Introduction : Point sur les concepts et les méthodes

Elisabeth HABERT,( IRD, Service de cartographie, Bondy, Centre île de France)

 Depuis la fin des années 1980, la cartographie participative est devenue un outil important pour les programmes d'aide au développement. La carte devient un instrument visuel puissant qui connaît un fort engouement et dépasse très largement le cercle des géographes et des cartographes professionnels.
 L'expression « cartographie participative » s'est développée ces dix dernières années, en 2005 les occurrences relevées sur internet étaient inférieures à 100. Aujourd'hui, le terme de néocartographie est utilisé pour qualifier cette nouvelle cartographie qui peut se définir comme suit : carte d'un territoire produite par un groupe d'habitants encadré par un groupe d'expert. Il s'agit d'un processus de construction qui n'est pas exclusivement lié aux technologies numériques.
 Au cours de cet exposé, nous présenterons les concepts et les outils de la cartographie participative. Nous nous interrogerons sur ce processus, si la mise en œuvre de démarches participatives en recherche semble permettre au chercheur de travailler au plus près de la réalité de son objet d'étude et avec de plus grandes perspectives d'application, elle soulève aussi de nombreuses questions et alimente un courant critique :
Quels rôles les acteurs impliqués ont‐ils ?
Comment le chercheur se positionne‐t‐il face aux acteurs et aux habitants ?
Quels sont les objectifs à atteindre ?
Comment les résultats sont‐ils valorisés et mis à jour ? Sont‐ils destinés aux acteurs, aux habitants ou à la communauté scientifique ?
Quelle valeur est donnée à une telle démarche dans la recherche ?

Lundi 30 juin et mardi 1er juillet : échanges d'expériences

un exemple :

Expériences amazoniennes par Pascale de Robert
 La cartographie participative est utilisée depuis plus de 10 ans comme outil de base dans nos recherches sur les liens au territoire, les connaissances sur le milieu et les changements socioenvironnementaux. Les premières cartes réalisées avec les Kayapo ont été surtout politiques: donner à voir son territoire aux autres. D'autres servent de support pour la documentation de savoirs locaux sur la (agro)biodiversité, favorisant l'échange et la transmission entre générations ou la valorisation de ressources. Aujourd'hui on assiste à une diversification des partenariats et des objectifs vers une gestion territoriale et environnementale dite plus participative. Les processus d'appropriation en jeu soulèvent de nombreuses questions comme en témoignent aussi les expériences d'autres projets de notre UMR en Amazonie (Brésil, Guyane française)

En images

Cartographie participative en Terre Indigène Uaça, Oiapoque (Amapa, Brésil)
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Cartographie participative à Moikarakô , Terre Indigène Kayapo (Para, Brésil)
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L'ensemble des résumés des communications à télécharger au format pdf, cliquez ici

 

 

Mercredi 2 et jeudi 3 juillet : sur le Terrain

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 © Dominique Guillaud

 

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 © Marie-Christine Cormier-Salem