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Gouverner le vivant

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Le séminaire « Gouverner le vivant : Savoirs, Cultures et Politiques de la Biodiversité », organisé conjointement par l'IRD, le CNRS, l'EHESS, le MNHN, Paris7, l'ISCC, est un séminaire interdisciplinaire.


Il explore les prises et dispositifs (scientifiques, économiques, politiques, culturels...) que mettent en place les sociétés humaines pour gouverner le vivant, du gène à la biosphère. On s'intéressera notamment aux conflits socio-environnementaux autour de la biodiversité et de son utilisation et son appropriation, aux façons de connaître et de manipuler le vivant et aux imaginaires associés, et aux transformations des politiques internationales et des instruments de gestion de la biodiversité (des parcs et banques de gènes ex-situ aux approches participatives et des nouveaux instruments de marché autour des ressources et des services environnementaux).
Ce séminaire espère devenir un lieu de rapprochement entre les communautés des sciences sociales et des sciences de la vie sur la gestion de la biodiversité et d'analyses réflexives sur la place qu'y jouent les scientifiques.

Les organisateurs

V. Boisvert
C. Bonneuil (CNRS)
E. Demeulenaere (CNRS)
J. Foyer (CNRS)
F. Thomas (IRD)

Lieu : Muséum National d'Histoire Naturelle, Jardin des Plantes – Paris

1 séance mensuelle de novembre à juin
http://glv.hypotheses.org/

Prochaine séance

19 Fevrier 2016, de 10h30 à 12h 30 

MNHN, 47 rue Cuvier, 75005 Paris, salle d'entomologie, Amphi Rouelle.

Sur le thème :

Invité: Olivier Soubeyran (géographe, professeur à l’Institut de Géographie Alpine de l’Université Joseph Fourier de Grenoble)
Discutant : Denis Chartier (géographe, Université d’Orléans et MH)

Ces toutes dernières années, la résilience semble être le nouveau mot clé pour relever le défi de l’adaptation au changement climatique. Ce séminaire explorera une dimension de la résilience peu vue jusqu’à présent en géographie et en aménagement, celle liée aux thématiques de la sécurité intérieure, de la stratégie militaire et de la lutte antiterroriste. Rappelant l’effet structurant du 11 Septembre pour penser non seulement la résilience urbaine, mais aussi la perception des catastrophes naturelles (dont l’emblématique Katrina à La Nouvelle-Orléans), il introduit la notion de « démodernisation forcée » tirée des travaux de Stephen Graham. Elle permet de mettre en résonance crise écologique, effondrement des territoires, stratégie militaire et, finalement, ce que signifie la résilience. La démodernisation forcée n’est pas sans rappeler les thèses de Jared Diamond, in vivo pourrait-on dire, tout en esquissant une solution (mais à quel prix !) pour une pensée planificatrice confrontée, sur le plan pratique aussi bien qu’épistémologique, à la catastrophe ainsi qu’à l’imprévisible et à l’inattendu. La démodernisation forcée permet alors de mieux comprendre la gestion de Katrina associant catastrophe naturelle et lutte antiterroriste. Des liens existent entre cette démodernisation forcée, les cycles salvateurs et mortifères qui la caractérise et une forme de résilience appelée à se développer dans un contexte sécuritaire : l’immunité territoriale.

Prochaine séance : 

25 mars 2016. Reconfigurations ontologiques dans les nouvelles constitutions politiques andines.

Muséum national d’Histoire naturelle, Grand amphithéâtre d’entomologie, bâtiment d’entomologie, 43 rue Buffon, Paris 5ème.

Invités: Diego Landivar. Il est enseignant-chercheur au CERDI (CNRS) et à FBS, ancien conseiller du gouvernement bolivien (2006-2008). Il dirige Origens, laboratoire de recherches en Anthropologie et en Humanités numériques. Ses recherches portent sur le tournant ontologique d’un point de vue politique, juridique et philosophique.
Discutant : Geoffroy Filoche (IRD, GRED), juriste spécialisé dans le droit de la protection et de la valorisation de la biodiversité, en contexte international, brésilien et guyanais.